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Le blog annexe de Reims Avant

Portraits de Rémois en 1917 en Autochromes -1

25 Mars 2013 , Rédigé par Béatrice Keller Publié dans #Guerre 14-18

Inventé en 1903 par les frères Lumière, l'autochrome est la première photographie couleurs (" en couleurs naturelles ") fabriquée de façon industrielle. Il s'agit d'une image positive sur plaque de verre dont le procédé est à base de fécule de pomme de terre.
Destiné à être projeté, l'autochrome est considéré comme étant l'ancêtre de la diapositive en couleurs moderne.

La Section Photographique de l'Armée négligea l'autochrome pendant les premières années du conflit, malgré l'indubitable intérêt du procédé. Elle en fit usage pour la première fois en 1916 et en 1917. Elle conçut alors le dessein ambitieux de lancer une campagne exhaustive sur l'ensemble du front français, uniquement en autochromes.

Au même moment Albert Kahn, richissime et philantrope, prit contact avec le ministère de la Guerre pour la réalisation de prises de vues autochromes sur le front.

Cette opération dut être approuvée et mise en place rapidement, la Section Photographique de l'Armée ayant recruté deux nouveaux opérateurs pour la circonstance : Paul Castelnau (1880-1944) et Fernand Cuville (1887-1927), tous deux mobilisés dans le sevice auxiliaire de l'armée pour des raisons médicales.

Le choix de Reims comme point de départ des missions de Cuville et Castelnau n'est pas anodin. Depuis le début du conflit, la ville avait été érigée en symbole de la "barbarie" allemande et était devenue un élément clé de la propagande française.

Quand les deux opérateurs parviennent à Reims, ils découvrent une ville dévastée, vidée d'une grande partie de sa population : en février 1917, seuls restent 17000 habitants sur les 113000 dénombrés avant le conflit.

Castelnau accomplit deux missions à Reims (25 janvier-11 février, 1er mars-6 avril 1917)

Cuville y fit un séjour du 26 février au 7 avril 1917.

Castelnau et Cuville quittent Reims alors que les bombardements allemands s'intensifient dramatiquement : 8000 obus s'abattent sur la ville en moins de 24 heures.

A peine réalisés, les autochromes constituent un témoignage unique et déjà historique.

Deux autres photographes travaillèrent dans la région de Champagne avec ce même procédé autochrome : un Français, Jules-Gervais-Courtellemont (1863-1931) et un Allemand, Hans Hildenbrand (1870-1927).

Sources :

- http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/autochromes.html#top

- "Couleurs de guerre Autochromes 1914-1918" Editions du Patrimoine-Centre des Monuments Nationaux.

Les autochromes présentés ici montrent des Rémois en 1917, dans leur quotidien et sous les bombardements. Durant les quatre années terribles de la Première Guerre Mondiale, Reims sera bombardée pratiquement tous les jours.

Portrait d'un cocher devant le "Restaurant Gauthier" le 6 avril 1917 : M. et Mme Gauthier, restaurateurs, 6 avril 1917 :                                                          

Cocher                                        Gauthier1.jpg

     

Monsieur et Madame Gauthier et leur personnel le 6 avril 1917 :

Gauthier2.jpg

Monsieur Gauthier restaurateur, 3 avril 1917 :  M. et Mme Minouflet devant leur boucherie chevaline rue Gambetta, 1er avril 1917 :

Gauthier3.jpg                    Minouflet1        

 Mendiant, homme âgé cherchant parmis les débris, 6 avril 1917 :                                          Vendeur de journaux (casquette au nom du "Petit Journal"), 6 avril 1917 :

Mendiant.jpg                          Vend-journaux1.jpg

Une vieille dame avec un fichu rouge sur les épaules, 5 avril 1917
Une vieille dame avec un fichu rouge noué sous le menton, 5 vril 1917

Femme-fichu1.jpg                                         Femme-fichu2.jpg

JEAN, petit garçon assis sur une pierre (probablement dépôt de la cathédrale), 1er avril 1917 : Un homme assis sur une pierre du cloître des Cordeliers, 3 avril 1917 :

Enfant1.jpg                                            Homme-chapeau.jpg

Femmes, rue Libergier, 3 mars 1917 :                                                                                 Monsieur Huart, gardien de la cathédrale, 23 mars 1917 :

Femmes-Libergier.jpg                                                 Huart.jpg

Balayeur : homme âgé à la barbe blanche portant un bonnet d'astrakan, un balai accroché à l'épaule, 1er avril 1917 :

Balayeur1.jpg                          Balayeur2.jpg

 "Une grand-mère" : femme coiffée d'un bonnet de dentelle noire, noué sous le menton, 28 mars 1917 : Monsieur Havot, sculpteur de la cathédrale, 24 mars 1917 :

Grand-mere                                                           Havot

 Place Drouet d'Erlon : enfants dans les ruines, 1917 :

                                  Enfants2.jpg 

A SUIVRE ! 

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